Faire un bilan de compétences, c’est une démarche, une vraie démarche, qui demande de l’investissement, de la volonté et de la motivation. Mais tout cela ne suffit pas toujours à lever les difficultés avant de se lancer dans un bilan de compétences.

En quelques mots je vais tenter de lister les difficultés que rencontre un candidat au bilan de compétences, de voir celles qui sont surmontables, celles qui ne le sont peut-être pas et surtout je vais vous proposer des solutions pour aller plus loin que les obstacles.

Il y a trois types de difficultés.

  • Les difficultés personnelles matérielles
  • Les difficultés personnelles intérieurs
  • Et les difficultés que je vais appeler « techniques ».

Des difficultés personnelles d’ordre matériel font obstacle au bilan de compétences

Ces difficultés sont de trois types :

  • Le coût
  • Le temps
  • La distance

Le coût est évidemment un frein majeur pour entreprendre un bilan de compétences. On trouve rarement un bilan à moins de 1200 et plus généralement il faut compter entre 1800 et plus de 2500 euros. C’est un investissement de taille que tout le monde ne peut s’offrir malgré l’importance que peut représenter l’étape du bilan dans un vie professionnelle.

Evidemment s’engager financièrement permet, à l’inverse, de garantir son propre investissement. Quand on paye cher, on en veut pour son argent et on ne veut pas gâcher son investissement. Alors évidemment, on est plus motivé pour aller au bout de la démarche quand on a dû y mettre de sa poche. Concrètement cela entre, en partie, dans la démarche elle-même de payer au moins un peu. D’expérience, j’ai vu nombre de personnes dont le bilan était pris en charge totalement ne pas aller au bout de leur démarche.

Néanmoins, il existe heureusement divers type de financement pour alléger, voire prendre en totalité le coût d’un bilan de compétences. Selon certaines conditions, propres à l’entreprise, votre employeur peut vous offrir un bilan. C’est même assez souvent négociable dans un pack de départ, de licenciement.

Pôle emploi prend parfois en charge un bilan, mais selon des codes et des cahiers des charges très précis, qui, honnêtement, ne me semblent pas toujours pertinents pour le choix d’un vrai et bon bilan de compétences. Tous les bilans, ne sont, en effet pas éligibles à une prise en charge. Renseignez bien avant de vous engager, d’autant que les dossiers et les exigences des divers fonds changent pratiquement chaque année. Il faut que les cabinets mettent à jour plus que régulièrement leur dossier d’habilitation.

Personnellement, j’ai mis en ligne un parcours de bilan sur Internet 3 à 4 fois moins cher qu’un bilan en face à face. C’est le même parcours qu’un bilan en cabinet, mais la démultiplication sur Internet permet de réduire considérablement les coûts, afin que l’argent ne soit pas un frein.

Vous trouverez sur ce lien l’e-book qui vous donnera le parcours complet gratuitement.

Après l’argent, le temps est le frein principal pour se lancer dans un bilan de compétences.

  Comme je le disais plus haut, un bilan c’est du temps, mais c’est aussi de la durée.

  • Il faut dégager du temps pour travailler le bilan
  • Il faut se donner du temps pour laisser mûrir le parcours.

Concrètement combien de temps ? Evidemment tout dépend de chaque candidat, de sa situation personnelle, de sa façon d’intégrer les choses, de son environnement…

  • En moyenne, il faut compter un mois pour un bilan achevé. Mais ce mois peut se combiner de nombreuses façons, propres à chacun.
  • Les conditions optimums sont
    • Se bloquer une semaine à temps plein.
    • Au calme, loin des activités quotidiennes ordinaires (travail, famille)
    • Laisser mûrir une petite semaine tout en prenant des avis autour de soi
    • Confronter son choix par la mise en route d’un plan d’action la troisième semaine.
  • En dehors de ces conditions les plus favorables, il faut
    • Tenir la régularité, se donner ½ h à 1h par jour pendant 15 jours ou trois semaines
    • Se ménager des temps de recul mais pas d’oubli
    • Tenir un planning.

Le temps c’est aussi se déplacer vers le cabinet du consultant, ce qui rajoute de la durée, (caler les emplois du temps avec celui du consultant) et des plages horaires en trajet. Le bilan de compétences à domicile que je propose permet de rentabiliser au mieux son temps, sans rajouter de déplacements. Le module vidéo se fait seul, le module accompagné se fait par téléphone.

La distance de chez soi au cabinet du consultant est aussi un obstacle. Tout le monde n’habite pas dans une grosse ville. C’est aussi pour cela que j’ai mis en place de ce bilan à domicile pour que ceux qui ont besoin d’un bilan de compétences ne soient pas discriminés par le fait de vivre à la campagne.

Les difficultés personnelles intérieures

Mais pour dire la vérité, les véritables freins à la démarche de bilan de compétences, sont intérieurs au candidat. Ils tiennent à la peur sous différentes formes.

  • La peur de se confier
  • La peur de se lancer
  • La peur de découvrir certaines vérités sur soi
  • La peur du changement
  • La peur de l’effort pendant le bilan
  • La peur de l’effort après le bilan.

La peur de se confier à un inconnu est légitime et ne peut reposer que sur la confiance que l’on met en l’autre. Vous ne lèverez cette crainte qu’en rencontrant votre consultant. Vous sentirez ou non la confiance, le feeling. Alors ne vous laissez pas arrêter de prime abord. Allez-y, discutez avec le consultant avant de vous lancer et pourquoi pas rencontrez-en plusieurs.

Le parcours internet que je propose est également pensé pour lever cette crainte. Non seulement vous me voyez et apprenez à me « connaitre » par les vidéos et mes écrits, mais vous restez chez vous et vous pouvez ne faire que suivre le parcours face à vous-même. Evidemment, cela suppose que vous soyez en vérité face à vous-même. J’ai développé cet aspect des difficultés dans d’autres articles auxquels je vous renvoie sur ce lien.

La peur de se lancer tient à votre caractère. Oser franchir le pas suppose un mécanisme particulier du comportement humain qu’on appelle l’audace. L’audace s’acquiert, comme je l’explique et l’accompagne en bilan de compétences ou en bilan personnel.

Plus difficile est la peur de découvrir certaines vérités. C’est pourtant la clef de la réussite d’un bilan de compétences. Bien de nos échecs viennent d’une méconnaissance de soi ou pire, d’une fausse image de soi. La fausse image venant souvent d’une mauvaise connaissance. Or construire un projet professionnel sur un mensonge c’est se vouer au mal-être permanent au travail et donc dans sa vie de tous les jours.

Un bilan de compétences doit prendre en compte la gestion de ses peurs qui découlent de la découverte d’une vérité qu’on refuse. Ce n’est pas un bilan psychologique et il est possible que, pour certains, il faille alors en passer par une thérapie. Mais l’étude anthropologique que je propose, permet de résoudre bien des dysfonctionnements qui ne sont pas, loin s’en faut, des problèmes pathologiques. Le parcours que je propose intègre cette formation en connaissance de soi. En tout cas les aspects nécessaires au bilan professionnel.

La peur du changement est aussi un trait de caractère sur lequel on peut travailler. Si ce n’est pas directement l’objet d’un bilan de compétences, un vrai bilan intègre dans les choix finaux, cette problématique. Ainsi, soit nous réglons votre peur du changement, soit nous l’intégrons à votre reconversion de façon raisonnable pour vous. La peur du changement peut venir de très nombreux facteurs (sécurité, orgueil, complexe, séparations…) Il convient donc de voir d’abord la source de cette peur et cela fait partie d’une détapes du parcours de bilan de compétences ; en tout cas c’est le cas dans celui que je vous propose.

Vient ensuite la peur de l’effort à fournir durant le bilan. C’est une peur à prendre d’autant plus au sérieux que si vous ne levez pas cette peur, vous n’irez pas au bout de la démarche. Là encore, la capacité à l’effort se travaille, mais en amont du bilan. C’est une véritable éducation.

La peur de l’effort après le bilan est d’une autre nature. Il peut y avoir de véritables obstacles à surmonter. Mais cette capacité à les surmonter est, elle aussi, intégrée dans le choix professionnel de façon à poser un choix réaliste et à votre portée. Il y a du travail à faire après un bilan, comme pour n’importe quelle recherche d’emploi, mais un bilan bien fait vous proposera un choix à votre portée réaliste. Ce n’est donc pas une peur qui a lieu d’être.

Les freins extérieurs à moi pour faire un bilan de compétences

Les freins principaux qui restent une fois tous les autres levés, est le choix d’un bon bilan et du bon timing.

Il faut être prêt et disponible, moralement, psychologiquement, mais aussi en forme physiquement pour tenir la distance et ne pas se laisser décourager trop vite ou au contraire s’enthousiasmer trop facilement. Alors quand faire un bilan de compétences ? Quand vous êtes prêts à vous investir et motivé pour changer de vie ou reprendre votre vie en main.

Si vous n’êtes pas prêt à mettre en œuvre les conclusions de votre bilan, il est inutile de vous lancer, vous perdrez du temps. Si vous n’êtes pas prêt ou disponible pour tenir le temps et la durée minimums que j’évoquais plus haut, alors votre bilan ne sera pas aussi efficace et votre reconversion restera bancale ou trainera en longueur.

Mettez en vous en conditions, donnez vous les moyens en termes de temps, de disponibilité et de timing.

High Quality Guarantee Badge Logo Premium Concept

Un bon bilan de compétences c’est quoi ?

Reste alors la question, du choix du bon bilan. J’ai écrit un article complet sur cette question que vous trouverez en suivant ce lien.  Je vous en livre les grandes lignes.

Tout d’abord il s’agit d’un parcours, d’une progression. Si vous cherchez à trouver votre métier dès la première étape, vous ne le trouverez jamais, parce que vous allez chercher à faire coller votre bilan à vos idées. Au contraire, il faut vous laisser interpeler par le bilan dont le but est d’aller chercher qui vous êtes dans les moindres recoins de votre vie.

Il y a quatre étapes incontournables dans votre parcours. Et vous allez voir que l’ordre de progression de ces quatre étapes est logique.

  1. Retour sur soi
  • Tout d’abord, il faut découvrir qui vous êtes professionnellement. Pour cela, il faut relire votre parcours professionnel afin de faire remonter toutes vos compétences, même celles qui vous semblent anecdotiques, ou trop anciennes. Les découvrir, les classer par niveau de compétences, mais aussi de motivation. Cela donne un aperçu de vos compétences techniques.
  • Mais ce n’est pas suffisant, car ces compétences sont mises en musique par ce que vous êtes. D’où la nécessité d’intégrer au bilan un regard sur votre personnalité. Sans faire un bilan personnel, il faut prendre en compte ce qui impacte votre façon d’être et de faire au travail. C’est souvent le moment le plus dur.
  • Aspiration et potentiel
  • Si vous envisagez une reconversion professionnelle, c’est que vos aspirations profondes ne sont pas comblées pour différentes raisons. Il convient donc de mettre en lumières vos aspirations, vos motivations et de comprendre pourquoi elles ne sont pas comblées.
  • Ensuite il faut confronter ce rêve profond à la réalité qui est la vôtre. Vouloir être astronaute dit plus de vos aspirations que simplement marcher sur la lune. Comment incarner ce désir d’aventure, d’ouverture ou d’héroïsme, dans votre réalité, tel est l’enjeu d’un bilan de compétences et d’une reconversion réussie.
  • Ouvrir le champ des possibles
  • En partant de votre réalité, de votre situation professionnelle et compte tenu de vos compétences, de vos limites et de vos contraintes, plusieurs pistes sont possibles. C’est ce qu’on appelle le champ des possibles. Poser toutes ces possibilités c’est ouvrir le champ des possibles de votre profil professionnel.
  • Il convient alors de sélectionner selon certains critères trois ou quatre pistes métiers.
  • Choisir un métier
  • Pour que votre métier colle à vos impératifs concrets, il va encore falloir que vous définissiez des critères qui vous sont propres, comme la place de la famille, les déplacements, le cadre de travail etc.
  • Il faudra ensuite passer vos pistes selon ces critères pour voir lequel coche le plus de cases. Vous aurez ainsi le métier qui correspond à la réalité de votre vie et de votre profil professionnel.

Le bilan de compétences c’est découvrir son profil professionnel pour choisir un métier

Pour aller plus loin, téléchargez gratuitement l’e-book « un bilan de compétences en 12 étapes à domicile » en cliquant sur ce lien

Cyril Brun, consultant